Comment trouver le code NOGA d’une société ? Guide 2026
Ce qui faut retenir
Pour trouver le code NOGA d’une société suisse, trois options s’offrent à vous :
Vous connaissez déjà l’entreprise (nom, IDE) → cherchez-la sur Zefix.ch, le registre du commerce en ligne. C’est gratuit, mais l’info n’y figure pas toujours de façon lisible.
Vous créez votre entreprise et devez décrire votre activité → passez par KUBB, l’outil officiel de l’OFS. Fiable, mais un peu lent à utiliser.
Vous voulez une réponse rapide, sans jargon → décrivez votre activité en langage courant à un outil IA comme NOGA Finder de Zenyio, qui vous propose le bon code en quelques secondes.
On détaille les trois méthodes ci-dessous, avec leurs limites et les pièges à éviter.
Qu’est-ce qu’un code NOGA et pourquoi c’est important
Le code NOGA (Nomenclature générale des activités économiques) est un code à 4 ou 6 chiffres qui classe votre entreprise selon son activité principale. Il est géré par l’Office fédéral de la statistique (OFS) et attribué à chaque société inscrite au registre du commerce suisse.
Concrètement, à quoi il sert :
Statistiques économiques : l’OFS s’appuie sur le NOGA pour produire les chiffres sectoriels (emploi, chiffre d’affaires, démographie des entreprises). Un mauvais code, et votre secteur d’activité est mal représenté dans les stats nationales.
Assurances et cotisations : votre caisse AVS, la SUVA ou votre assureur LAA se basent souvent sur ce code pour calculer les primes. Un code erroné peut fausser votre taux de cotisation.
Image professionnelle : sur Zefix, vos partenaires, banquiers ou futurs clients voient votre code NOGA. Un code flou ou mal choisi (« commerce de détail » pour une agence de conseil, par exemple) peut faire tiquer un partenaire commercial qui vérifie votre société avant de signer.
Bon à savoir : vous ne choisissez pas librement votre code. C’est l’OFS qui l’attribue, sur la base de la description de votre activité fournie lors de l’inscription au registre du commerce ou via l’enquête ERST. D’où l’intérêt de bien formuler cette description en amont – un code mal aligné avec votre activité réelle peut vous suivre pendant des années.
Méthode 1 : chercher via le registre du commerce (Zefix)
Zefix (Index central des raisons de commerce) est le portail officiel qui référence toutes les entreprises inscrites dans les registres cantonaux suisses. C’est la méthode la plus directe si vous connaissez déjà l’entreprise.
Comment faire :
Rendez-vous sur zefix.ch.
Tapez le nom de la société ou son numéro IDE (format
CHE-123.456.789).Cliquez sur la fiche de l’entreprise pour accéder au détail du registre du commerce cantonal.
Les limites de cette méthode :
Ça ne fonctionne que si l’entreprise est déjà immatriculée. Impossible de l’utiliser pour anticiper le code d’une future société.
Le code NOGA n’apparaît pas toujours directement sur la fiche Zefix ; il faut parfois passer par l’extrait complet du registre du commerce cantonal, qui est payant dans certains cantons.
Si vous cherchez le code NOGA de votre propre future entreprise, Zefix ne vous aidera pas – l’attribution se fait après l’inscription.
C’est gratuit et fiable pour vérifier une entreprise existante, mais ce n’est pas l’outil pensé pour choisir ou anticiper un code.
Méthode 2 : l’outil officiel KUBB de l’OFS
KUBB est l’application d’aide à la codification développée par l’OFS. C’est l’outil de référence si vous voulez identifier un code NOGA à partir de votre activité, plutôt que de chercher une entreprise existante.
Le principe :
Vous saisissez un ou plusieurs mots-clés décrivant votre activité (ex. : « conseil informatique », « boulangerie »).
L’outil parcourt la liste des mots-clés associés à chaque code et vous propose les correspondances.
Vous pouvez aussi naviguer dans la structure hiérarchique complète (sections, divisions, groupes, classes) de la nomenclature NOGA 2025.
Ce qu’il faut savoir avant de s’y lancer :
L’interface date un peu et n’est pas forcément intuitive pour quelqu’un qui n’a jamais manipulé une nomenclature statistique.
La recherche par mots-clés peut renvoyer plusieurs résultats proches, sans indication claire de celui qui correspond le mieux à votre activité réelle.
Comptez facilement 15 à 30 minutes pour trier les résultats et être sûr d’avoir le bon code, surtout si votre activité est un peu hybride (par exemple, un consultant qui fait aussi de la formation).
KUBB reste l’outil officiel et gratuit, mais il demande un peu de patience et de connaissance du vocabulaire administratif suisse.
Méthode 3 : un outil IA type NOGA Finder (recommandé)
Si vous voulez éviter de perdre du temps à trier des listes de mots-clés, la solution la plus rapide aujourd’hui consiste à identifier son code NOGA grâce à l’intelligence artificielle.
Le principe est simple : au lieu de chercher des mots-clés techniques dans une nomenclature, vous décrivez votre activité en langage naturel, comme vous le feriez à un comptable ou à un ami. Par exemple : « Je suis indépendant, je fais du développement web et un peu de conseil en marketing digital pour des PME ».
Un outil comme NOGA Finder de Zenyio analyse cette description et vous propose instantanément le ou les codes NOGA les plus pertinents, avec leur libellé officiel. Pas besoin de connaître le jargon de la nomenclature ni de naviguer dans une arborescence à six niveaux.
Les avantages concrets pour un entrepreneur ou une PME :
Gain de temps : quelques secondes contre 20-30 minutes avec KUBB.
Moins d’erreurs : l’IA rapproche votre description réelle du code le plus cohérent, plutôt que de vous laisser deviner entre deux libellés proches.
Accessible sans jargon : idéal pour créer son entreprise ou vérifier une info avant de remplir un formulaire administratif.
Ce type d’outil ne remplace pas l’attribution officielle par l’OFS ou le registre du commerce – c’est une aide à la décision, pratique pour préparer votre dossier ou vérifier que le code qu’on vous a attribué est cohérent avec votre activité réelle.
Erreurs fréquentes à éviter
1. Choisir un code « générique » par facilité. Beaucoup d’entrepreneurs prennent le premier code qui semble à peu près correspondre, sans creuser. Résultat : des statistiques sectorielles faussées et un code qui ne colle pas à l’activité réelle de la société.
2. Oublier l’impact sur les subventions et aides. Certaines aides cantonales ou fédérales, notamment pour l’innovation ou la transition numérique, ciblent des secteurs précis identifiés par leur code NOGA. Un code mal choisi peut vous exclure d’un dispositif auquel vous auriez pu prétendre.
3. Négliger le lien avec les assurances. Les primes LAA (assurance accidents) et certaines cotisations sont calculées en fonction du secteur d’activité. Un code NOGA qui ne correspond pas à votre activité réelle peut entraîner une prime mal calibrée – parfois en votre défaveur.
4. Ne jamais mettre à jour son code. Une entreprise qui pivote (par exemple, un commerce qui devient majoritairement e-commerce) doit signaler ce changement. Le code NOGA n’est pas figé à vie : il peut et doit être actualisé si votre activité principale évolue.
5. Confondre code principal et activité secondaire. Une société peut avoir plusieurs activités, mais un seul code NOGA principal est attribué – celui qui correspond à l’activité dominante. Les activités annexes ne sont généralement pas codifiées séparément dans le registre.
FAQ
Comment changer le code NOGA de mon entreprise ? Il faut contacter l’OFS ou signaler le changement lors de l’enquête ERST (Enquête sur la structure des entreprises), qui a lieu périodiquement. Vous pouvez aussi mentionner le changement au registre du commerce si votre objet social évolue. Dans les deux cas, fournissez une description précise et actuelle de votre activité.
Qui attribue le code NOGA d’une société ? C’est l’Office fédéral de la statistique (OFS) qui attribue le code, à partir de la description de l’activité fournie lors de l’inscription au registre du commerce. Vous ne choisissez pas directement le code : vous décrivez votre activité, et l’OFS le traduit en code.
Une entreprise peut-elle avoir un code NOGA secondaire ? Dans le Registre des entreprises et établissements (REE), une société n’a en principe qu’un seul code NOGA principal, correspondant à son activité dominante. Certaines statistiques détaillées peuvent toutefois tenir compte d’activités secondaires, mais ce n’est pas la norme pour la majorité des PME.
Le code NOGA est-il obligatoire pour créer une entreprise en Suisse ? Oui, indirectement : toute entreprise inscrite au registre du commerce reçoit automatiquement un code NOGA lors de son immatriculation, sur la base de son objet social. Vous n’avez pas de démarche séparée à faire, mais autant soigner la description de votre activité pour obtenir un code cohérent dès le départ.
Le code NOGA a-t-il une valeur juridique ? Non. La NOGA est conçue à des fins statistiques, pas juridiques. Elle n’a pas de base légale directe. Cela dit, elle est largement reprise par les assurances, les administrations fiscales et certains organismes de subvention, donc son impact pratique reste réel même sans portée juridique stricte.